Philippe Canal

Philippe Canal est né à Paris en 1959.

Il vit et travaille Ă  Paris.

 

A la fin des annĂ©es 70, Philippe Canal participe Ă  des concours d’architecture avec le groupe Daedalus tout en exerçant son mĂ©tier de  photographe.

Dans les annĂ©es 80, il fait la connaissance du peintre irlandais Michael Mulcahy qui l’invite Ă  partager son atelier parisien et lui donne les outils pour dĂ©velopper son Ĺ“uvre. Il commence Ă  peindre et sĂ©journe Ă  plusieurs reprises Ă  la Fondation Josep Llorens Artigas près de Barcelone, oĂą il dĂ©couvre l’art de la cĂ©ramique. Il se lie d’amitiĂ© avec Joan Gardy Artigas et avec son fils Isao. A la fondation, il rencontre l’artiste amĂ©ricain John Himmelfarb. Ces quatre artistes lui ont donnĂ© la chance d'approcher la peinture.

 

En 2000, il compose avec Jean-Paul Savignac des tableaux oĂą se mĂŞle Ă  l’encre et Ă  la peinture, la cursive des poèmes en langue gauloise. Cet Ă©change donnera lieu Ă  un livre « Le Chant de l’InitiĂ© Â» publiĂ© aux Ă©ditions de la DiffĂ©rence oĂą les Ă©crits et les encres sur papier se font face dans un acte de remĂ©moration.

 

Philippe Canal peint un ensemble d’huiles sur papier suggĂ©rĂ© par l’étude du poète parisien François Villon. Cet ensemble est prĂ©sentĂ© en 2005 Ă  la Bibliothèque historique de la Ville de Paris dans l’exposition « Villon, Paris sans fin Â». L’huile frottĂ©e sur le papier offre une sensualitĂ© particulière, un toucher proche du parchemin. La lueur transparait et vient illuminer le sujet. Ainsi la Dame des cieux apparaĂ®t dans un halo de lumière dans la « Ballade pour prier Notre-Dame Â».

 

Plus récemment, il propose une série d’huiles sur toile en relation avec la musique Elisabéthaine d’Henry Purcell. Travaillée en épaisseur, la matière accroche la lumière pour transmettre la résonance du son, la brillance des éclats de voix.

 

Parallèlement, Philippe Canal poursuit son Ĺ“uvre photographique en noir et blanc Ă  l’argentique mĂŞlant la violence des accumulations des viandes et des poissons des halles de Rungis Ă  la douceur des corps de femmes peints Ă  l’encre de Chine.